J'ai testé : me faire rincer la gueule au resto

Publié le par Marjorie

J'ai un principe auquel je ne déroge pas - et j'espère ne jamais déroger - c'est celui de refuser tout partenariat, échange commercial, article sponsorisé et autres invitations. J'accepte d'aller à quelques event presse, soigneusement choisis, si le sujet m'intéresse. J'envisage mon blog comme un espace de plaisir et de passion, mon plus beau salaire - attention séquence niaise - ce sont les rencontres qu'il m'amène. Je veux rester libre et surtout ne pas me soumettre à quelque obligation que ce soit.


Et puis j'ai cédé, j'ai vendu mon âme au diable après avoir reçu un email de Nolwenn, m'invitant à déjeuner dans le restaurant d'un nouvel établissement à côté de Lyon : Le Cocon au sein du Golden Tulip. Je me suis dit que ça pourrait être fun de voir comment un restaurant abordait ce genre de pratique, j'avais dans l'idée de faire un post un peu racoleur. Un pavé dans la mare quoi ! Ni une, ni deux, j'ai accepté en précisant la condition, mon article post-déjeuner serait principalement orienté sur le fait de se faire inviter.


 

Image 12

Crédit photo : Golden Tulip

 


La perverse que je suis voulait être en mesure de voir les différences de traitement entre un client normal et une personne invitée dans le but de faire parler de son établissement.

Quelques semaines avant, je me suis rendue incognito dans le restaurant. Lunettes noires et journal pour être des plus discrètes bien entendu. Accompagnée d'une copine, nous avons déjeuné comme tout le monde. En toute honnêteté c'était pas mal du tout, nous étions plutôt contentes de notre repas.  


Est arrivé le jour de la fameuse invitation. Nolwenn nous reçoit et nous guide vers la salle de restaurant. L'accueil du personnel est un poil plus chaleureux et personnalisé que lors de ma première visite mais rien de flagrant. Côté carte, on nous laisse le choix du menu. Les propositions sont différentes mais je pars sur le même. Portions, qualité, présentation, encore une fois pas franchement de différences. Nous sommes traités comme tout le monde et c'est ce que j'attendais. Même si ça aurait été bien plus drôle pour mon post que ce soit radicalement l'opposé. Je ne conçois pas que des privilégiés, sous prétexte d'avoir une quelconque influence, aient des traitements de faveur.

A la fin du repas, nous demandons à échanger avec les chefs. Ils nous expliquent leur démarche axée sur une consommation locale et la plus saine/respectueuse de l'environnement possible. Pour ce genre d'établissement, au sein d'un groupe avec des cahiers des charges précis, c'est un engagement louable !


Au final tout s'est très bien passé et l'expérience invitation blogueuse devait s'arrêter là. Mais j'ai eu le droit à un rebondissement qui a heurté ma susceptibilité... Il y a quelques jours, je cherchais un endroit pour déjeuner assez tard, fallait que ce soit rapide, pas loin de chez moi. Bingo, allons au Cocon. Bien installée à table en face de la cuisine ouverte, j'observe la brigade qui s'active. Je pourrais passer des heuuuures à les regarder. D'un coup, j'entends un bout de phrase scandée par le chef "elle peut être blogueuse tout ce qu'elle veut je m'en fous !"... La cliente que j'étais ce jour là n'a pas franchement DU TOUT apprécié ce manque de discrétion. Jusqu'à preuve du contraire c'est la masturbation qui rend sourd, pas la passion.

 

Conclusion : je sais d'autant plus, maintenant, pourquoi je refuse ce genre d'invitations...

Publié dans Ca se mange à Lyon

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L
Bonjour Marjorie,

Merci pour votre visite au restaurant.

La cuisine est une histoire de passion !
La passion de sélectionner les produits, de les préparer, de les mettre en valeur pour en tirer le meilleur et de servir des plats de qualité aux clients. C’est aussi un milieu exigeant où, chaque
jour, mon objectif est d’encourager mon équipe à donner le meilleur, pour vous.
Chaque midi, chaque soir, l’effervescence est là, comme vous avez certainement dû le voir avec l’ouverture de la cuisine sur la salle.
Et parfois, pris dans le tourbillon de cette passion, dans « le feu de l’action », les mots m’échappent.
J'aime à penser que chaque client est spécial, et à le recevoir comme il se doit. C'est dans ce sens là que mes mots, mal formulés, ont dépassé ma pensée, et je m'en excuse sincèrement.

Contrairement à ce que mes mots ont pu laisser penser, j’ai été ravi de vous faire découvrir la cuisine du Cocon (qui n’est pas une chaîne, chaque plat est élaboré avec soin au sein de notre équipe
de restauration).

Laurent Lecompte, chef du restaurant Le Cocon.
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M


Merci chef, j'apprécie votre message. Sans rancune. A bientôt !



P
Inquiétant manque de respect..
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C
Comme le dit Solenne, je pense que le chef n'a pas eu son mot à dire et trouve certainement tout aussi naze d'avoir une community manager, mais c'est inexcusable, en tout cas !
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M


Je pense aussi mais avant d'entreprendre ce genre de démarche, tu te mets d'accord avec ton équipe ! 



S
Je partage tout à fait ta vision des choses. Personnellement, ça me gêne énormément de me sentir redevable. A la décharge du chef, dans un hôtel de chaîne, il est rare que le chef ait son mot à
dire, il "subit" donc d'une certaine façon les désirs de l'équipe de communication. Après, c'est pas une excuse pour être un goujat!
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M


Exactement, il n'a certainement pas voulu ma présence mais comme tu le soulignes pas besoin d'être un goujat !



C
hi!hi, je t'imagines trop bien dans la première visite, journal et lunettes noires!
J'adore!!!
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M


Foulard sur la tête et imper beige :p